La recherche ? C’est simple comme une thèse… en 180 secondes ! Portraits de finalistes


Rencontre avec les finalistes MT180 de la sélection régionale ComUE Léonard de Vinci et Université de La Rochelle

Matthias Monneron-Gyurits, Laboratoire PEIRENE, Université de Limoges

Sujet de thèse : « Spécialisation et bioaccessibilité des métaux et métalloides sur sites contaminés : gestion intégrée et refonctionalisation » 

Matthias remporte le 1er prix, sélectionné pour la demi-finale qui se déroulera du 5 au 7 avril à Paris.

 

Pour commencer, parle-nous un peu de toi …

Oh, grande question. Je suis donc étudiant en 2ème année de thèse au laboratoire PEIRENE de la fac des sciences de Limoges. J’ai un profil 100% Limougeaud : licence physique chimie et master 1 qualité et traitement de l’eau de la fac des sciences de limoges, j’ai ensuite intégré une école d’ingénieur (ENSIL), tout en restant en parallèle à la fac pour faire un master 2 recherche. Ce sont mes stages qui ont fait naitre mes envies de recherches, notamment un à l’université d’Auckland en Nouvelle Zélande sur de nouveaux types de membranes de filtration. 

Comment as-tu choisi ton sujet de thèse ?

J’ai choisi ce sujet car les problématiques environnementales actuelles me tiennent particulièrement à cœur et que les porteurs de ce projet ( https://www.interreg-sudoe.eu/fra/projets/les-projets-approuves/169-sol-precaire) étaient des gens très compétents avec qui j’ai déjà eu l’occasion de travailler. Le gros avantage qu’avait ce sujet de thèse est qu’il traite de problématiques concrètes. Nous travaillons sur d’anciens sites industriels et miniers qui sont en cours de dépollution mais ou des gens ont vécu et parfois vivent encore. Elle permet d’allier science fondamentale et réalisations concrètes.

Pourquoi participer à Ma Thèse en 180 secondes ?

Ma thèse en 180s est un chalenge pour tous les doctorants qui y participent il me semble. Le but principal est de s’habituer à être à l’aise devant un auditoire (ce dont nous seront amenés à faire régulièrement). Le côté vulgarisation étant tout aussi important. Pouvoir (et réussir) expliquer un sujet de thèse englobant 3ans de travail complexe à des personnes totalement étrangères à ce milieu est un véritable challenge, surtout avec le côté ludique, amusant et en seulement 180s.

As-tu été soutenu par les personnes du laboratoire dans lesquels tu fais ta thèse ?

Lors de la finale régionale à La Rochelle, du fait des 3h de routes, peut de personnes sont venues.  Mais 4 ou 5 irréductibles Limougeaud ont eu le courage de braver la route malgré tout.

Tu as assisté à la formation proposée par l’Université de Limoges ?

Tout à fait. Depuis le mois d’octobre, nous avons eu quelques jours de formation allant de l’écriture de scénario au théâtre. Nous avons 2 coachs toujours disponibles pour nous, ce qui aide grandement. Que ce soit d’un point de vue personnel ou pour la scène, la proximité que nous avons avec eux me semble indispensable.

Pour conclure, qu’est-ce que le concours t’a apporté ou peut t’apporter dans ta recherche d’emploi ?

Déjà, le concours permet de rencontrer beaucoup de gens, que ce soit des doctorants, maitres de conférences ou professionnels. Il permet aussi et surtout de gagner en aisance à l’oral. Et aujourd’hui, quand les emplois se font rares, être un bon communicant est indispensable. Sur le CV, avoir même que participé à MT180 ne peut être qu’un plus.  

Ce concours permet aussi de changer l’image des thésards ?

Bien sûr, on a encore je pense un peu trop l’image des rats de laboratoire isolés du monde. C’est en train de changer et ce genre de concours permet d’améliorer la vision que les gens ont sur les doctorants.


 

Alexis PARENTÉ, Laboratoire PEIRENE, Université de Limoges

Sujet de thèse : « Étude de la variabilité phénotypique du développement musculaire  »

Alexis remporte le 2ème prix et prix du public, sélectionné pour la demi-finale qui se déroulera du 5 au 7 avril à Paris.

 

Pour commencer, parle-nous un peu de toi …

Je suis originaire du Lot, près de Rocamadour. Après mon baccalauréat scientifique j’avais le choix entre Limoges ou Toulouse pour poursuivre mes études. Je me suis inscrit à la l’Université de Limoges et aujourd’hui, je suis en 3ème année de thèse.

Comment as-tu choisi ton sujet de thèse ?

Je voulais travailler en biologie et faire de la recherche. Mon sujet de thèse : « Étude de la variabilité phénotypique du développement musculaire », me permet de travailler sur des pathologies humaines. L’objectif est de trouver des traitements pour les maladies musculaires (myopathie, fonte musculaire…). J’utilise des animaux pour expérimenter ces traitements, j’expérimente sur des souris.

Pourquoi participer à Ma Thèse en 180 secondes ?

J’ai attendu la dernière année de ma thèse pour participer au concours car je voulais présenter mon projet et mes résultats. Ma thèse en 180 secondes est une super opportunité pour faire connaitre ce que l’on fait au grand public. C’est un très bon exercice de vulgarisation scientifique qui nous permet de présenter notre sujet de recherche en termes simples. C’est aussi l’occasion de faire comprendre aux gens que la recherche publique aboutit à quelque chose. Ce n’est pas un exercice facile, il faut expliquer des choses parfois compliquées en 3 minutes seulement ! Dans ma présentation, je voulais également faire passer un message sur l’utilisation des animaux, montrer que c’est contrôlé et que la souris est un très bon modèle de recherche.

As-tu été soutenu par les personnes du laboratoire dans lesquels tu fais ta thèse ?

Oui, complètement ! Ce sont mes deux super cheffes qui m’ont poussé à y participer, Véronique Blanquet et Laetitia Magnol. Elles m’encouragent à communiquer, à faire des congrès et des choses scientifiques comme MT 180. Cette expérience est une vraie bouffée d’air dans une dernière année de thèse qui est parfois compliquée avec les dernières manipulations, l’écriture d’articles scientifiques, la rédaction de la thèse …

Tu as assisté à la formation proposée par l’Université de Limoges ?

Oui, tous les candidats ont eu une formation qui nous a préparé à l’exercice de vulgarisation et à l’expression théâtrale. Je remercie Maggie Rouselle et Christophe Barget qui nous ont entrainé. Il a fallu écrire son pitch pour tenir 3 minutes, qu’il soit vivant, que le message passe, ensuite nous avons travaillé le comportement sur scène. C’était un excellent exercice car il a fallu se lancer ! et puis cela m’a permis de connaitre d’autres doctorants, d’horizon et de parcours différents, il y avait une bonne cohésion de groupe. L’ambiance était amicale et pas du tout compétitive. Ces moments ont été très enrichissants.

Pour conclure, qu’est-ce que le concours t’a apporté ou peut t’apporter dans ta recherche d’emploi ?

Le concours MT 180 est de plus en plus connu. Le fait d’y avoir participé est une plus-value sur mon CV. C’est une compétence en communication, un moyen d’élargir son réseau. On est filmé, le support vidéo peut être intéressant pour notre futur employeur. Tout cela ne peut être que positif. Le point essentiel, pour nous les chercheurs, est de partager ce que l’on fait. C’est de la communication.

Ce concours permet aussi de changer l’image des thésards ?

Oui tout à fait, on casse l’image « rat de laboratoire ». C’est une chouette expérience et même le plus timide peut y arriver, se dépasser. J’encourage les doctorants à y participer.

33 rue François Mitterrand
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