Ma thèse en 180 secondes : Paul Dequidt représentera la France en finale internationale


Ils n’étaient plus que 16 doctorants et doctorantes en lice lors de la finale nationale du concours « Ma thèse en 180 secondes ». Après l’exposé de leurs sujets de recherche de la façon la plus simple possible, en seulement trois minutes chrono, le jury et les internautes ont rendu leur verdict :

  • Premier prix du jury : Paul Dequidt de l’Université Confédérale Léonard de Vinci au laboratoire XLIM (Université Poitiers/CNRS/Université de Limoges). Sa prestation sur l’ »Analyse de données RMN multimodales par intelligence artificielle pour la discrimination binaire du grade du gliome » le conduit à la finale internationale. Le prix a été remis par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
  • Deuxième prix du jury : Louise Fliedel de l’Alliance Sorbonne Paris Cité à l’Unité de technologies chimiques et biologiques pour la santé (Université de Paris/CNRS/Inserm) qui a présenté sa thèse « Conception, caractérisation de nanovecteurs et évaluation de leur interaction avec la barrière placentaire ». Le prix a été remis conjointement par Antoine Petit, président-directeur général du CNRS et Manuel Tunon de Lara, président de la CPU.
  • Troisième prix du jury : Peter Stephen Assaghle d’Aix-Marseille Provence Méditerranée au Centre d’études et de recherche sur les contentieux (Université de Toulon). Son travail de thèse porte sur la « Vulnérabilité des femmes et violences dans la région des Grands Lacs africains : cas des femmes du Grand Kivu ». Le 3ème prix a été remis par Tom Mébarki, lauréat français de l’édition 2019 de MT180.
  • Prix des internautes : Paul Dequidt, de l’Université Confédérale Léonard de Vinci au laboratoire XLIM (Université Poitiers/CNRS/Université de Limoges) pour sa prestation sur « l’ Analyse de données RMN multimodales par intelligence artificielle pour la discrimination binaire du grade du gliome ». Le prix a été remis par Fred Courant, parrain de l’édition et créateur de l’Esprit Sorcier.

 

Revoir la finale sur la chaîne Youtube du concours.

 

Lire le communiqué de presse national : « Ma thèse en 180 secondes : Paul Dequidt représentera la France en finale internationale »

Lire le Communiqué de presse de l’Université de Poitiers : Ma thèse en 180 secondes, le poitevin Paul Dequidt représentera la France en finale internationale

      

© : « MT180 CPU-CNRS – David Pell »


La presse en parle

Le 7 info, 15 juin 2021 : Paul Dequidt, docteur ès rhétorique

ActuIA, 14 juin 2021 : Ma thèse en 180 secondes : Paul Dequidt, doctorant en IA, vainqueur de la finale nationale

Télérama, 12 juin 2021 : Le lauréat de Ma thèse en 180 secondes : “J’adore faire des blagues mais mon sujet de thèse, il est pas drôle”

Les Echos, 11 juin 2021 : « Ma thèse en 180 secondes » : le gagnant veut prolonger la vie des jeunes atteints de tumeurs cérébrales

France Culture, 11 juin 2021 : Paul Dequidt Lauréat du 1er prix de Ma Thèse en 180 secondes 2021 (45:15)


Rencontre avec Paul DEQUIDT, 1er prix du jury finale régionale MT180

 

Paul DEQUIDT

1er prix du jury

École Doctorale Sciences et Ingénierie des Systèmes, Mathématiques, Informatique – ED SISMI – Poitiers

Sujet : Analyse de données RMN multiparamétriques pour la neuronavigation et l’aide au diagnostic

  • Pouvez-vous nous raconter en quelques lignes votre parcours ?

Paul DEQUIDT : En 2011, après mon Bac S, je souhaitais faire des études de médecine. Mais après un an et demi de PACES à Tours, je me suis rendu compte que ce concours n’était pas fait pour moi, et j’ai pris une passerelle pour intégrer le DUT Mesures Physiques de Châtellerault. Ce DUT m’a permis de découvrir les études de physique de manière très large, et j’ai voulu poursuivre dans l’électronique et le traitement du signal. J’ai donc intégré la Licence de Traitement du Signal située sur le campus du Futuroscope, campus où je suis toujours aujourd’hui. J’ai suivi le Master RTMA (réseau, télécommunications, multimedia, automatique), renforcé d’un label CMI (Cursus Master en Ingénierie) Multimedia, Systèmes et logiciels. Puis j’ai effectué ma thèse au sein du laboratoire XLIM, en partenariat avec Siemens Healthineers, le CHU de Poitiers et l’équipe DACTIM-MIS du Laboratoire de Mathématiques et Applications (LMA). Depuis, ce regroupement XLIM-LMA-Siemens est devenu le Laboratoire Commun I3M. J’ai soutenu ma thèse le 5 février 2021 et cherche actuellement un contrat de post-doctorat pour continuer dans la recherche.

  • Pourquoi avoir choisi ce sujet de thèse ?

Paul DEQUIDT (sujet : Analyse de données RMN multiparamétriques pour la neuronavigation et l’aide au diagnostic) :

Comme j’avais commencé par des études de médecine, j’étais très content de pouvoir réintégrer le milieu médical par une voie détournée. Ce choix s’est fait de manière très cohérente : j’avais déjà travaillé sur des IRM de cerveau lors de stages précédents, et je visais déjà à atteindre ce rapprochement entre traitement du signal et imagerie médicale. C’était mon objectif.

  • Vous avez remporté le 1er prix du jury à la finale régionale Poitiers-Limoges, vous allez représenter la COMUE UCLdV à la demi-finale nationale MT180, félicitations ! Pourquoi avez-vous voulu participer au concours MT180 ?

Paul DEQUIDT : Quand j’ai entendu parler du concours MT180, j’étais à la fois curieux et perplexe. Je ne voyais pas comment résumer 3 ans de recherche en si peu de temps. Puis j’ai regardé quelques exemples et ce que j’ai vu m’a beaucoup plu. C’était original, intéressant, un peu théâtral, et ça me semblait un beau défi. Mais surtout, cela me semblait amusant, ce qui est quelque chose de très important et de très moteur pour moi,. C’est donc vraiment avec l’envie de me laisser prendre au jeu que je me suis inscrit.

  • Comment vous y êtes-vous préparés, vous avez dû travailler votre gestuelle, la manière d’habiter la scène … ? quelles sont les principales difficultés de cet exercice de vulgarisation?

Paul DEQUIDT : Tout d’abord, je n’y suis pas allé en me disant que je m’inscrivais à un concours. J’ai abordé ma participation comme un exercice et comme un jeu. Aussi, je voulais absolument éviter l’aspect peu spontané et désincarné que peut provoquer une récitation de texte. Je n’en ai donc pas écrit. J’avais quelques idées organisées, et c’est lors des répétitions que progressivement, en improvisant, j’ai convergé vers ce qui est aujourd’hui mon « sketch ». Aujourd’hui ma présentation ne bouge plus beaucoup, et d’un passage à l’autre ce sont seulement quelques détails qui changent. Je suis content d’avoir pu garder cette liberté vis à vis du texte : c’était un choix dangereux, mais cela a rendu l’exercice beaucoup plus plaisant ! À ce titre, le comédien qui nous accompagnait, Nicolas Hay, a vraiment été d’une grande aide pour développer le jeu théâtral pour aller chercher les bonnes mimiques et susciter les bons effets.

La plus grande difficulté reste de vouloir trop en dire. Quand on travaille sur un sujet de thèse (très précis !), on peut vouloir s’accrocher à des détails qui nous semblent cruciaux, mais qui demandent des développements trop élaborés vis-à-vis des contraintes. Pour simplifier mon discours, je me suis demandé si mon propos était compréhensible pour mes grands-parents, et si ça ne l’était pas, c’est qu’il fallait trouver une autre manière d’aborder les choses, plus simplement.

  • Qu’est-ce que cette aventure vous a apporté ?

Paul DEQUIDT : Beaucoup de plaisir et des rencontres ! J’ai beaucoup aimé découvrir les passages des autres candidats, et voir leur évolution d’une répétition à l’autre. Même si on est tout seul une fois sur scène, MT180 est vraiment un exercice de groupe. On répète entre nous, on échange des idées ou des tournures de phrase. C’est une très bonne expérience.

 


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