Travail et Migrations internationales
Université d’été pluridisciplinaire et internationale

L’Université Confédérale Léonard de Vinci participe à l’organisation d’une université d’été pluridisciplinaire et internationale intitulée « Travail et Migrations internationales » qui se tiendra à Bordeaux les 1-5 Juillet. Un financement a été obtenu auprès du Conseil pour la Formation Doctorale au titre de l’appel à projet « formations multi ED ». Il s’agit de la troisième édition de cette Université d’été et l’UCLdV est de nouveau partenaire du projet.

Vous trouverez plus d’information sur le site de l’université d’été : https://utravail2019.sciencesconf.org/

Tous les doctorants peuvent participer à leur frais à cette formation  qui constitue une formation thématique de 15 heures. La comptabilisation de cette formation nécessite cependant que le doctorant  en informe préalablement son école doctorale et le pôle études doctorales de la ComUE. Elle impose aussi que le doctorant participe à l’intégralité des journées de travail.

Les doctorants peuvent, sur cette page, candidater pour une prise en charge complète de leurs frais (déplacement, hébergement, frais d’inscription). Seront retenus, les doctorants, dont les travaux sont les plus thématiquement pertinents pour les échanges, ceux dont le projet scientifique ou professionnel est enrichi par cette université d’été tout en veillant à ce que toutes les écoles doctorales et tous les établissements soient représentés parmi les lauréats.

Tout doctorant qui souhaite participer à cette université d’été, avec ou sans financement, doit s’inscrire sur le site de l’Université d’été (lien ci-dessus) au plus tard le 17 juin 2019.

La date limite de dépôt des candidatures pour une prise en charge financière est fixée au au 27 mai 2019. Pour ce faire, le doctorant doit remplir le dossier de candidature ci-dessous.  Le jury de sélection se réunira au plus tard le 12 juin 2019 et publiera aussitôt sa sélection.  Les lauréats devront alors obligatoirement s’inscrire sur le site de l’université d’été (lien ci-dessus) au avant le 17 juin 2019.

Les doctorants des Universités de Poitiers et de Limoges devront également s’inscrire sur Améthis (dans le menu de recherche, cherchez « migrations »).

Résumé du projet

Le travail est au centre des échanges humains ; il est un lien économique et social entre les hommes et les pays.

Associées à la liberté de mouvement qui est une liberté publique fondamentale de toute personne, les migrations internationales sont soumises du point de vue du droit international à une asymétrie. Le fait de quitter son pays est en effet une liberté protégée tandis que le fait d’entrer et de séjourner dans un autre pays que le sien n’est pas un droit de l’homme ; c’est un droit qui relève du pouvoir régalien des Etats. Les parcours migratoires traduisent dès lors non plus seulement un projet personnel mais une adaptation à des situations administratives et juridiques qui s’avèrent de plus en plus complexes et de plus en plus fermées, voire hostiles à l’accueil de l’étranger.

Toute migration quelle que soit sa cause (économique, politique, humanitaire, familiale, éducative, etc.) entretient un rapport avec le travail dont la complexité est régulièrement relevée. Tandis que ces relations sont présentées souvent de façon très tranchée et antagoniste dans le débat public, les recherches scientifiques, pour leur part, donnent à voir une réalité bien plus nuancée, qu’il s’agisse de l’ampleur des migrations elles-mêmes, de leur évolution récente, de leur impact sur le marché du travail (salaires, emploi, etc.). Ainsi, les migrants présentent des profils variés, parfois opposés (très, très peu voire non qualifiés) et les espaces migratoires évoluent ne serait-ce que celui constitué par l’espace européen. Si on trouve nombre de migrants affectés à des travaux 3D, s’ils peuvent aussi être dans des situations de vulnérabilité, voire d’extrême vulnérabilité (sans papiers) et /ou exploités dans des conditions indignes, contraires au travail décent, au contraire d’autres peuvent s’appuyer sur leur mobilité et en tirer profit pour accéder à des formations de très haut niveau, à des postes de responsabilité dans les pays les plus favorables.

Le travail et les migrations internationales se prêtent bien, voire exigent une approche pluridisciplinaire. L’ensemble des disciplines mobilisées (droit, économie, démographie, sociologie, histoire, sciences politiques, psychologie, littérature, ergonomie) dans le cadre de cette université d’été devrait permettre d’appréhender la diversité des figures de migrants, de leurs situations, de leur environnement professionnel (secteur d’activité, conditions de travail et de vie), de leur intégration dans le pays d’accueil et du rôle y relatif des acteurs de la société civile ainsi que des institutions.

Contenu scientifique de la manifestation et modalités d’organisation

Le programme des journées est disponible ICI

Ces universités d’été ont une particularité dans le déroulement des journées de travail : les matinées sont consacrées à des conférences, le début d’après-midi à une activité (souvent un film) qui entend cadrer le travail de l’après-midi organisé en ateliers/workshops. La journée se termine par des restitutions. La soirée comporte parfois des activités ludiques ou d’ouverture permettant des échanges moins formels.

Objectifs et impacts attendus

Les objectifs de l’Université d’été sont de mettre en exergue les apports de la pluridisciplinarité à la compréhension des relations entre travail et migrations ou mobilités internationales, de souligner la nécessité de mobiliser la diversité pluridisciplinaire pour identifier les conditions les plus favorables à la compréhension globale et systémique de cet objet de recherche. On cherchera également à créer la double opportunité de faire évoluer sa propre discipline au travers de cette pratique pluridisciplinaire et de favoriser des retombées sociétales intégrant les différents niveaux de complexité de l’objet étudié.

Plus précisément il s’agira de :

1) mobiliser des écoles doctorales des universités de la Nouvelle Aquitaine concernées par la thématique du Travail et de ses liens avec les migrations internationales ;
2) décloisonner les disciplines par le recours à l’image, pour initier les doctorants futurs décideurs ou futurs scientifiques à la pluridisciplinarité ;
3) favoriser l’éclosion de projets de recherche intéressant les acteurs économiques et les décideurs institutionnels parce qu’ils sont appréhendés de manière pluridisciplinaire. ;
4) structurer la recherche en termes d’innovation pédagogique et de façonnement de ressources, de compétences et d’expertises sur le plan local pour affronter les grands défis du XXIè siècle au centre desquels se trouvent le Travail et les migrations internationales.
5) structurer un retour d’expérience sur des projets pluridisciplinaires en cours dans les universités de la nouvelle région par l’implication de porteurs de projets ;
6) encourager la création et la structuration de réseau pluridisciplinaire de chercheurs au sein des universités de la Nouvelle Aquitaine afin de répondre à des appels à projets sur le plan national et européen ;
7) stimuler l’internationalisation de réseaux de recherche pluridisciplinaires locaux sur la thématique Travail et migrations internationales par l’association au colloque d’été du réseau international du CRIMT (Montréal) ;
8) stimuler les échanges internationaux de doctorants et de jeunes chercheurs sur cette thématique.

Dans le cadre de cette université d’été, les doctorants de l’UCLdV seront sollicités de façon ciblée. Le sujet « travail et migrations internationales » sera présenté aux doctorants de chaque école doctorale, à travers son prisme disciplinaire, afin de les encourager à venir contribuer à cet événement. Par exemple, les doctorants en sciences numériques et informatiques pourront être encouragés à intervenir lors de l’université d’été sur les progrès en communication à distance (visio-conférence, robots de téléprésence); un doctorant en droit pourrait donner son point de vue sur les différentes législations en vigueur sur les questions d’immigration; les chercheurs doctoraux en sciences de l’éducation peuvent évoquer les enjeux de l’enseignement primaire pour les enfants qui changent de pays, … Il est également possible que des doctorants qui souhaitent ou qui vivent une mobilité professionnelle interviennent en tant que témoins.

Somme toute : toutes les écoles doctorales peuvent être concernées par cette université d’été.

Les doctorants intéressés sont invités à remplir le questionnaire ci-dessous :

Vous trouverez ICI le flyer de présentation de l’université d’été.

Pour toute question, n’hésitez pas à prendre contact avec l’UCLdV () si vous êtes un(e) doctorant(e) ou Dr Helène Stevens du GRESCO () si vous êtes un enseignant-chercheur.

Plus d’informations sur:  https://utravail2019.sciencesconf.org/